Le regard de L’œil du Photographe : Face à l’insalubrité intolérable du faubourg Saint-Marcel, Paris prend une décision radicale en 1826. La suppression coûteuse des moulins historiques ouvre la voie à la canalisation maçonnée de la Bièvre, un chantier colossal déclaré d’utilité publique pour sauver la santé de tout un quartier ouvrier.

Longtemps avant qu’il n’eût plus à administrer la Bièvre, le Préfet de police avait voulu savoir jusqu’à quel point étaient fondées les plaintes qu’il recevait au sujet du mauvais état dans lequel, prétendait-on, elle était tombée. En conséquence, par deux arrêtés, en date des 1er et 9 décembre 1809, il avait chargé l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui dirigeait le service hydraulique de la ville de Paris, de procéder, conjointement avec l’inspecteur de cotte rivière, à une visite générale du trajet qu’elle suit dans le département de la Seine, et de vérifier si son cours, ainsi que celui des sources et ruisseaux qui y affluent, étaient tenus libres ; si l’on avait fait à leurs berges des ouvertures et saignées sans titre légal ; en un mot, s’il existait des déperditions d’eau et,dans ce cas, quelle en était la cause. Ils avaient aussi pour mission d’examiner si l’ancienne disposition des déversoirs avait été modifiée ; s’il en avait été construit de nouveaux, si les fausses vannes étaient étalonnées et si elles n’avaient pas été surhaussées par des moyens quelconques ; enfin, ils devaient signaler toutes les contraventions qu’ils auraient relevées et indiquer les mesures qui leur paraîtraient les plus propres à assurer l’exécution des règlements en vigueur.

Un débordement de la Bièvre, arrivé quelques jours après, et la submersion de ses rives qui en fut la conséquence, empêchèrent, pendant plusieurs mois, ces commissaires de se livrer à leur travail. Ils ne se bornèrent pas d’ailleurs à porter leurs investigations sur la partie du cours d’eau qui leur avait été désignée ; ils remontèrent jusqu’à sa source et consignèrent leurs observations et propositions dans un long rapport qu’ils remirent au Préfet, le 2 août 1810.

Ils y faisaient d’abord remarquer que tous les affluents auxquels la Bièvre doit, en quelque sorte, son existence, appartenaient au département de Seine-et-Oise et étaient, à peu près, perdus pour elle, par suite de l’espèce d’abandon dans lequel on les laissait et des divertissements d’eau que s’y permettaient les riverains. Ceux qu’elle recevait, dans le département de la Seine, étaient, il est vrai, mieux entretenus, mais leur volume était si faible qu’elle en retirait peu d’utilité. Son cours, disaient-ils ensuite, présente hors de Paris plusieurs sinuosités qu’il serait facile de faire disparaître, notamment entre Berny et L’Hay ; on y gagnerait beaucoup de terrain et les eaux acquerrant plus de rapidité, il s’en perdrait moins par l’évaporation et l’imbibition. Eux aussi regardaient comme très utiles l’encaissement et le pavage des deux bras situés intra muros, c’était, pensaient-ils, le seul moyen d’en faire, à peu de frais, le nettoyage périodique et complet. Ils trouvaient également que les moulins du faubourg St-Marcel nuisaient aux nombreuses manufactures du voisinage et étaient une cause permanente d’insalubrité ; ils partageaient donc l’avis déjà émis de les supprimer. Quant aux autres, la seule inspection des berges et de quelques vestiges d’anciennes constructions ne leur faisait pas douter que presque tous leurs seuils avaient été indûment relevés ; mais les preuves matérielles leur manquaient, à ce sujet, faute de pouvoir consulter les plans de nivellement qui avaient dû servir, en 1725, à fixer leurs hauteurs respectives. Ils considéraient, en outre, que la conservation et l’amélioration de la Bièvre importaient à la chose publique, en contribuant à maintenir en activité un grand nombre d’établissements industriels dont les produits alimentaient le commerce, qui lui-même augmentait les revenus de l’État, ils estimaient, dès lors, que le Gouvernement devait subvenir à la dépense des travaux, sauf à en répéter une portion sur les particuliers qui retiraient quelques avantages de l’usage des eaux, mais qu’il n’y avait rien à demander à ceux des riverains auxquels il était rigoureusement interdit et qui, nouveaux Tantales étaient environnés de sources sans pouvoir en étancher leur soif. Enfin, ils insistaient pour qu’une seule autorité fût chargée de la police de toute la rivière, attendu que le soin d’y pourvoir laisserait toujours à désirer tant qu’il serait partagé. « La preuve de ce que nous avançons existe aujourd’hui d’une manière bien frappante, ajoutaient-ils, puisque M. le Préfet de Seine-et-Oise et M. le Préfet de police, tous deux animés du même esprit, tous deux désireux de faire le bien, tous deux compatriotes et amis dès l’enfance, ne peuvent parvenir séparément au but général qu’ils se proposent. »

Bien que le rapport eût été remis à la commission permanente de la Bièvre, pour avoir son avis, nous ne voyons pas que des mesures aient été prises pour remédier alors à l’état de choses.

Le conseil de salubrité qui, lui aussi, avait eu souvent l’occasion de s’occuper de cet état, y revint encore en 1821. Voici dans quels termes il signalait la situation déplorable que la Bièvre présentait à cette époque :

« Les établissements les plus insalubres formés en grand nombre sur cette rivière ne concourent que trop efficacement à la corrompre. Des débris de toute espèce y sont déposés ou jetés par les blanchisseurs, les tanneurs, les mégissiers, les teinturiers. La putréfaction de tant de substances étrangères est favorisée par la lenteur ou la stagnation des eaux ; et lorsque, dans les chaleurs de l’été, les moulins situés dans la partie inférieure lèvent leurs vannes, l’eau agitée dans sa chute par le mouvement des roues laisse échapper les exhalaisons les plus fétides et les plus dangereuses. Le curage que l’on fait, tous les ans, n’est peut-être qu’un mal de plus. Il est toujours incomplet, et n’aboutit guère qu’à faire rejeter sur les rives la boue noire et infecte que l’on retire du fond de l’eau. Ces boues échauffées par le soleil ne se dessèchent qu’en empoisonnant l’air. Est-il rien de plus nuisible et de plus incommode, pour la nombreuse population que la nécessité retient dans le voisinage, parce qu’elle vit des travaux que la Bièvre alimente ? »

Ce conseil chargea deux de ses membres, le docteur Pariset et M. Girard, ingénieur en chef du service des Eaux et Égouts de Paris, de présenter leurs vues sur ce qu’il y avait à faire dans cette circonstance. Ils s’en référèrent uniquement aux propositions qui avaient déjà été formulées et qui consistaient, d’abord, à ajouter au débit de la rivière, pendant l’été, en entretenant ses affluents avec soin, et en déversant, dans son lit, le trop plein de quelques-uns des étangs de Versailles ; puis, après avoir supprimé les quatre moulins qui entravaient son cours, à en opérer l’encaissement dans l’intérieur de la Capitale et y pratiquer des chasses et des lavages périodiques. La dépense des travaux était évaluée, par aperçu, à 730 000 francs et l’acquisition des moulins à 200 000 francs.

Le Préfet de police crut devoir appeler l’attention du Ministre de l’Intérieur sur cet intéressant objet. La première et la plus utile amélioration qui puisse être apportée à l’état de la Bièvre, lui disait-il, est dans une augmentation constante du volume de ses eaux. Pour y arriver, plusieurs moyens se présentent, mais ils exigent le concours de tous les efforts et de toutes les volontés des riverains. Cette vérité établie, le meilleur régime à adopter en ressort tout naturellement. Un syndicat, dont les membres seraient pris dans les deux départements et qui étudierait les besoins, apprécierait les ressources, proposerait les sacrifices et en ferait une juste répartition entre tous les intéressés, devait, suivant lui, conduire sûrement à la solution du problème ; il était, en conséquence, d’avis de provoquer une ordonnance royale qui l’instituât et en déterminât les attributions.

Il exposa plus tard, au même Ministre, la nécessité de pourvoir, sans délai, à l’assainissement du cours d’eau, du moins dans la traversée, de Paris, lui fit connaître les propositions faites dans ce but et le pria d’intervenir auprès du Préfet de la Seine pour que le conseil municipal fût promptement appelé à délibérer sur les voies et moyens d’exécution.

Son collègue, qui avait eu connaissance du rapport du conseil de salubrité, avait déjà demandé à l’Ingénieur qui dirigeait le service d’assainissement qui venait d’être créé, d’étudier comment on pourrait réaliser les améliorations sollicitées. Il fallait commencer par la suppression des moulins. Depuis longtemps on avait cessé d’y moudre du blé : dans le premier, celui de Croulebarbe, était établie une tréfilerie ; le second, appelé le moulin Fidèle, et qui avait appartenu autrefois au Chapitre de St-Marcel, mettait en mouvement des machines à pulvériser du charbon animal pour les raffineries de sucre ; le troisième, qui de temps immémorial portait le nom de Copeau, contenait une fabrique de vermicelle ; enfin, le quatrième et dernier, situé près du ponceau de l’hôpital général, était devenu un moulin à papier.

Une société composée de MM. Salleron, Marcelot et Rougevin, qui avait acquis l’ancien couvent des Cordelières et plusieurs terrains contigus sur lesquels elle se proposait d’ouvrir quelques rues, avait un grand intérêt à l’exécution de travaux qui devaient changer complètement la physionomie de tout ce quartier. En attendant, et afin d’empêcher que les détenteurs des usines n’élevassent des prétentions exagérées lorsqu’ils apprendraient que l’administration tenait absolument à leur suppression, elle s’en rendit immédiatement maîtresse moyennant 450 000 francs, y compris les indemnités locatives, et offrit à la Ville de les lui céder au même prix, ce qui fut accepté par le conseil municipal, dans une délibération du 1er février 1826, que le Ministre de l’Intérieur sanctionna le 15 avril suivant. Cette acquisition est revenue, en définitive, avec les frais d’enregistrement et autres, à la somme de 517 233 fr. 24. Il y a donc eu de ce chef, un mécompte considérable, malgré les précautions prises pour l’éviter.

Le plus grand obstacle à l’assainissement si vivement désiré, se trouvant ainsi levé, le Préfet de la Seine soumit, à l’autorité supérieure le projet qui en avait été préparé longtemps auparavant. Ce projet qui avait reçu, le 3 juillet 1826, l’assentiment du conseil municipal et dont la dépense était évaluée à 1 500 000 francs, consistait : 1° à encaisser par des murs en maçonnerie construits suivant des alignements réguliers, raccordés par des courbes, le lit des deux bras de la rivière dans l’intérieur de Paris ; 2° à régler le fond de la cunette maçonnée, suivant des pentes uniformes et aussi rapides que possible ; 3° à diviser le canal formé par les murs d’encaissement en plusieurs biefs avec barrages et déversoirs pour retenir les eaux aussi longtemps qu’il serait nécessaire et que l’on ouvrirait ensuite pour en procurer l’évacuation ; 4° à ménager une réserve d’eau au dessus du boulevard des Gobelins pour faire des chasses, lorsque les biefs seraient vidés ; 5° enfin, à empêcher l’arrivée, dans la Bièvre, des eaux sales et des immondices qu’y amenaient plusieurs égouts. Ce même projet comprenait, en outre, la reconstruction en maçonnerie des ponts des rues Pascal et du jardin du Roi qui étaient en bois et en fort mauvais état. Le Directeur général des Ponts et Chaussées le revêtit de son approbation, le 2 juin 1828.

La première pierre fut posée, avec quelque solennité, le 4 novembre suivant, jour de la fête du Roi Charles X. — M. Chabrol, qui en présida la cérémonie, prononça à ce sujet un discours dont nous extrayons ce qui suit :

« L’insalubrité des eaux de la Bièvre, dans Paris, menaçait depuis longtemps l’état sanitaire de ce quartier industrieux. De toutes parts on réclamait l’assainissement de cette rivière. La nécessité d’une entreprise aussi éminemment utile n’avait pas échappé à la sollicitude de l’administration et les travaux auraient devancé les vœux du public, si les difficultés inhérentes à la nature même de l’opération n’en avaient retardé l’accomplissement. Si le bien se fait lentement, c’est que souvent aussi des causes inaperçues entravent les efforts les plus généreux.

Les nombreux établissements industriels qui se partagent la jouissance des eaux de la Bièvre, la variété de leur position, la diversité de leurs intérêts et le respect dû à la propriété, sous l’égide de nos lois protectrices, opposaient de graves obstacles à l’action administrative sur un cours d’eau placé hors du domaine public. Il fallait l’assentiment unanime et le concours direct des propriétaires riverains. D’un autre côté, les propriétés qui bordent cette rivière devant recueillir, par un accroissement de valeur, les premiers avantages de son assainissement, il était juste d’exiger de l’intérêt particulier une contribution proportionnelle dans les sacrifices que réclamait l’intérêt général.

C’est dans les entraves de ces conditions puissantes que s’est présenté d’abord le difficile problème de l’amélioration de la Bièvre : il a fallu négocier, pour ainsi dire, avec les riverains, le projet de ces travaux et pourvoir à leur exécution en conciliant tous les intérêts. Grâce à l’excellent esprit qui anime ces propriétaires et leur amour du bien public ; grâce au zèle éclairé du premier fonctionnaire de cet arrondissement, le succès de cette négociation a été complet et tous les intérêts se sont associés pour un si heureux accord. »

Les travaux furent immédiatement commencés, mais les événements de 1830 leur imposèrent un temps d’arrêt. Ils furent repris en 1833, après que le projet eût subi une modification consistant à transformer en un canal voûté la partie inférieure de la rivière, depuis le boulevard de l’Hôpital jusqu’à son embouchure, et à y rejeter le produit des égouts latéraux, tant de droite que de gauche, au lieu de les déverser directement dans la Seine. Les travaux furent encore suspendus lorsqu’il fallut élargir ou redresser, sur plusieurs points, le lit du cours d’eau et procéder, à cet effet, à des emprises de terrain, l’administration n’étant pas alors suffisamment armée pour vaincre quelques résistances qui lui furent opposées.

Le Préfet ne mettait pas en doute, ainsi que le conseil municipal, que le lit et les francs bords des rivières qui, comme la Bièvre, ne sont ni navigables ni flottables, n’appartinssent aux riverains. En conséquence, bien que les travaux eussent principalement pour objet la salubrité de tout un quartier de Paris, ils leur déniaient le caractère d’utilité publique communale, et, considérant que, dans l’espèce, il s’agissait de s’emparer de propriétés privées pour les incorporer à d’autres propriétés privées, ils pensaient qu’une loi spéciale était indispensable pour régler l’action de l’administration. La commission d’enquête proposait d’ailleurs d’insérer dans cette loi des dispositions tout à fait inadmissibles, celle, par exemple, de déférer au conseil de préfecture le règlement des indemnités foncières et de décider que ses jugements seraient sans appel. M. Thiers, alors Ministre de l’Intérieur, objectait que rien n’était moins démontré que les petits cours d’eau fussent la propriété des riverains ; que, dans tous les cas, il était difficile de concevoir qu’une opération pour laquelle la Ville s’imposait de si grands sacrifices fût dégagée de tous rapports directs à l’intérêt communal ; il en concluait qu’elle avait le droit d’exproprier les terrains nécessaires à cette opération, en se conformant à la loi du 7 juillet 1833. C’est effectivement dans ce sens que l’instruction de l’affaire fut poursuivie.

En conséquence, lorsque le conseil municipal en eut délibéré de nouveau, il intervint, le 20 juillet 1840, une ordonnance royale qui déclara d’utilité publique les travaux projetés, pour être exécutés suivant les plans qui avaient servi de base à l’enquête, et disposa que, lorsqu’ils seraient terminés, on pourvoirait, par un règlement d’administration publique, aux frais, tant du curage et d’entretien du nouveau lit de la rivière, que des ouvrages d’art y correspondant ; mais ce règlement est encore à venir. Il serait d’ailleurs sans objet, maintenant que l’on est décidé à supprimer cette partie du cours d’eau ou à la transformer en un égout couvert.

En vertu de ces mêmes plans, on a donné 3 mètres de largeur au canal, tant de la rivière vive que de la rivière morte, depuis leur entrée dans Paris jusqu’à leur jonction près de la rue Mouffetard, et 4 mètres à partir du point où elles sont réunies, sauf dans le bout qui était déjà voûté, où 3 mètres ont paru suffisants. La largeur des berges ou francs-bords a été fixée à 4 mètres libres de toute construction, de chaque côté de l’un et l’autre canal, excepté pour la rive droite de la rigole dite des Gobelins, où cette largeur a été réduite à 1,50 m.

Les travaux n’ont été complètement terminés qu’en 1844, la dépense en est revenue, avec les indemnités de terrains, à 985 555 fr. 13, ou mieux, à 1 502 788 fr. 37, y compris l’acquisition des moulins. À partir de 1831, un crédit a été porté, chaque année, au budget municipal, pour l’entretien des ouvrages.

Le Préfet de la Seine n’avait pas laissé ignorer à son collègue que le plus sûr moyen de décider la Ville à faire des fonds pour cette grande opération était que les riverains et industriels y participassent largement. Le Préfet de police lui avait répondu, le 13 septembre 1824, qu’il avait fait sonder leurs intentions, à ce sujet, et qu’il pensait que l’administration pouvait compter sur un concours du tiers de la dépense. Le conseil municipal, en adoptant le projet des travaux, avait donc demandé qu’ils y contribuassent pour 500 000 francs. Ils s’étaient d’abord récriés contre l’élévation de cette somme qui présentait, suivant eux, 71 fr. 22 par mètre courant de rive, cependant, ils avaient fini par consentir à la donner, et lors de la cérémonie du 4 novembre 1828, M. Chabrol les avait remerciés d’avoir puissamment coopéré, par là, au succès de l’entreprise. Mais, lorsqu’ils eurent appris que la propriété du lit et des francs-bords de la rivière leur était contestée, et que, contrairement à ce qu’on leur avait fait entendre, ils ne seraient pas dispensés du payement d’un curage annuel, ils restreignirent considérablement le chiffre de leurs offres. Après plusieurs discussions qu’il serait trop long de rapporter, l’ordonnance royale du 20 juillet 1840 réduisit définitivement leur contingent au quinzième de la dépense, et, par une délibération du 5 février 1841, le conseil municipal en fixa invariablement le montant à 100 000 francs, somme qui a été ultérieurement recouvrée.

Une seconde modification a été apportée au projet primitif des travaux. Comme la partie inférieure de la Bièvre, déjà convertie en un égout couvert, débouchait en Seine, précisément sur l’emplacement du bas port que le service de la navigation construisait, en 1844, à l’amont du pont d’Austerlitz, ce service l’a détournée et en a rapproché l’embouchure beaucoup plus près dudit pont.

Depuis que la Bièvre, ainsi que nous le disons dans le paragraphe suivant, tombe dans le grand collecteur de la rive gauche de la Seine, cette portion d’égout ne sert plus guère qu’à l’écoulement des eaux de la cour dépendant de la gare du chemin de fer d’Orléans.